Les trouvailles de Riri la Brocante #1 : des P’tit Bateau à gogo

Riri la Brocante est l’une de mes incarnations, la plus maléfique et envahissante dirons-nous. Je rode tous les week-ends dans les rues de Paris en quête de vide-greniers. Je guette, fouine, fouille là où personne d’autre n’a jamais osé s’aventurer pour dégoter le trésor ultime ! Plus sérieusement, je passe beaucoup de temps sur des vide-greniers et j’y achète de plus en plus de choses : fringues, déco, meubles, vaisselle, outils, plantes… Tant d’heures passées à chiner, tant d’objets ramenés à la maison, tout ça méritait que j’en parle un peu plus longuement. C’est chose (presque) faite avec « Les trouvailles de Riri la Brocante », ma nouvelle rubrique au sein de laquelle je vais vous présenter mes butins vide-grenièsques. Ça démarre aujourd’hui, genre tout de suite avec un retour de chine qui date d’il y a plusieurs mois !

© Lovely Rita

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Vous vous souvenez du printemps médiocre qu’on a eu ? Moi je me souviens surtout du 8 mai, car ce jour-là, oui ce jour-là, il y avait un vide-grenier dans mon quartier et une grosse boule jaune et lumineuse dans le ciel bleu. Soleil + braderie au coin de la rue = aucune excuse pour ne pas prendre l’air. Je suis donc allée à ce VG les mains dans les poches (comprenez sans avoir aucune attente) et j’en suis finalement rentrée avec quelques achats…comme quoi !

Il m’aura fallu passer deux fois devant le même stand avant de prêter attention à son stock pourtant conséquent de fringues et accessoires Petit Bateau qu’il proposait. T-shirts ado/adultes, débardeurs, gilets, écharpes… un vrai corner PB sur le bitume ! Autant de fringues de cette marque et en si bon état, c’est « louche ». La jeune femme du stand devait, soit être une collectionneuse de la marque, soit y avoir travaillé, soit (et c’est l’hypothèse la moins probable) être, un beau jour, tombée nez à nez sur Omar Sy qui lui a dit « tiens, je te donne les vêtements Petit Bateau de mes enfants, ils n’ont jamais été portés « . Bon, ok.
Qui n’a pas du Petit Bateau dans son armoire, hein, qui ? Qui n’a jamais constaté que son vieux débardeur n’avait pas bougé d’un poil ? Pour ma part je n’ai qu’un seul t-shirt PB, acheté il y a peut-être 10 ans et celui-ci n’a pas pris une ride, il rajeunit même (wtf) ! Alors, quand ce beau jour, je suis tombée sur ce « déstockage », j’ai tout simplement pris 4 articles (3 t-s et un débardeur). Si la marque n’a pas, ces dernières années, revu à la baisse ces standards de qualité, je devrais pouvoir garder ces t-shirts jusqu’à ma mort !

 

L’autre trouvaille vestimentaire de la braderie, c’est cette jupe, dont le motif m’a attiré en premier lieu. En vide-grenier, compte tenu de la quantité d’objets exposés, j’ai parfois tendance à survoler les stands et mon regard est parfois happé par une couleur, voire un motif pour lequel j’ai une certaine attirance. Ici, en l’occurrence il s’agissait d’un vichy noir et blanc. Derrière ce motif se trouvait une jupe à la coupe droite. C’est dans les années 40 que ce genre de jupe est apparu, non pas par souci esthétique, mais économique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le rationnement a touché beaucoup de secteurs de l’industrie et la confection de vêtements n’a pas été épargnée. Du coup bye bye les coupes évasées, à plis gourmandes en matériau et bonjour les coupes droites/crayons, près du corps et plus économes ! Bon, je vous raconte tout ce blabla, mais ma jupe, j’en suis sûre, ne vient absolument pas des années 40 ! Je n’ai pas encore assez d’expertise pour déterminer son époque, j’ai essayé d’enquêter à partir du seul indice en ma possession, une étiquette… mais Google ne m’a rien révélé sur Ara, la marque en question.

 

Autre « trésor » de la journée, dégoté par mon ami (je suis presque jalouse de ne pas l’avoir trouvé moi-même !), cette petite desserte en métal gainée de plastique vert « menthe » (mint, si vous êtes blogueuse mode). Un mini prix pour ce petit meuble (à qui il manque un panier) et qui a trouvé place dans notre cuisine aux tons vert d’eau.
Et enfin, j’ai l’honneur de vous présenter l’acquisition la moins chère du jour : un bac à glaçons banane à 0,50 cts. J’en cherchais un (avec ou sans banane) , le vide-grenier me l’a trouvé !

© Lovely Rita

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Vide-grenier du 8 mai 2016 dans les passages Josseaume, passage de la Providence (75020, Paris)

Les précieux vélins du Muséum national d’Histoire Naturelle s’exposent dès septembre

Fin septembre, le Muséum national d’Histoire Naturelle s’apprête à sortir de ses réserves des documents jamais montrés au public et qui vont faire saliver les amateurs de planches botaniques et d’illustration animalière. Avec l’exposition Précieux vélins, trois siècles d’illustration naturaliste, l’institution présentera 150 vélins issus de sa propre collection, des pièces sublimes, à cheval entre le dessin scientifique et artistique.

Amaryllis belladona Linné (Amaryllidacées) et Haemanthus coccineus Linné (Amaryllidacées) de Nicolas Robert

Amaryllis belladona Linné (Amaryllidacées) et Haemanthus coccineus Linné (Amaryllidacées) de Nicolas Robert

Il y en a des choses dans les réserves du MNHN : des herbiers, des minéraux, des animaux naturalisés et toutes sortes de spécimens, objets et documents très peu exposés au regard du public car précieux, fragiles, anciens. Parmi ces nombreux trésors, le Muséum possède notamment une collection, que l’on dit exceptionnelle, d’illustrations de végétaux et d’animaux appelés vélins. Afin d’accompagner la sortie de l’ouvrage, Les Vélins du Muséum (octobre 2016), le musée présentera dès le 28 septembre au Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes pas moins de 150 illustrations au sein de l’exposition Précieux vélins, trois siècles d’illustration naturaliste.

Ces vélins pour certains datent du XVIIème siècle, époque à laquelle Gaston d’Orléans (frère de Louis XIII et passionné de plantes) entreprend de constituer une collection d’illustrations botaniques. Pour ce faire, il fait appel au peintre-graveur Nicolas Robert, chargé de représenter les végétaux avec la plus grande exactitude. Le catalogue s’enrichit progressivement de peintures sur vélin de végétaux en tous genres, mais aussi d’oiseaux. Fort heureusement, à la mort de Gaston d’Orléans et de Nicolas Robert, la collection est assez remarquable pour attirer l’attention de Colbert puis de Louis XIV qui décident de la compléter. C’est donc au Jardin Royal des plantes médicinales, l’ancêtre du Jardin des Plantes, que l’aventure se poursuit. Plus tard, à la création du Muséum national d’Histoire naturelle en 1793, le catalogue s’enrichit tout en se diversifiant ; aux planches botaniques, s’ajoutent des représentations d’espèces animales ou de végétaux exotiques. Si l’on passe de 5321 pièces en 1809 à plus de 6000 en 1850, le début du XXème marque, cependant, la fin de ce projet vieux de plusieurs siècles.

tulipes nicolas robert

Heureusement, l’arrêt de la production de vélins au siècle précédent n’a en aucun cas remis en question l’existence du fonds qui va être, en partie, exposé dès la rentrée. Parmi les 7000 pièces qu’il possède, le MNHN a décidé de n’en montrer que 150, ce qui est déjà exceptionnel. Compte tenu de l’extrême fragilité de ces « planches », l’institution ne présentera que 40 documents à la fois, renouvelés tous les mois sur la durée de l’événement. On pourra ainsi découvrir les travaux de Robert, ceux réalisés à la création du MNHN et les techniques et moyens employés sur ces trois siècles de création (aquarelle, pigments…).

Si la fonction première de ces vélins était de constituer un fonds documentaire à destination de la communauté scientifique, impossible de ne pas percevoir la dimension esthétique et artistique de ces planches à travers les traits délicats et les couleurs chatoyantes qu’elles déploient.

Le beau livre Les vélins du Muséum national d’Histoire Naturelle sort le 12 octobre 2016 (co-édition Citadelles & Mazenod et Muséum national d’Histoire naturelle, 624 pages, 430 €)

Précieux vélins, trois siècles d’illustration naturaliste
du 28/09/2016 au 02/01/2017
au Cabinet d’Histoire du Jardin des Plantes
Accès le plus proche par le 57 rue Cuvier
75005 Paris

Tarif : 3 € en tarif plein / 1 € en tarif réduit

Balade (vintage) sur la dernière brocante de la rue de Bretagne

La Brocante de la rue de Bretagne, c’est un événement que je manque rarement depuis 2010 ! Fin mai, vendeurs pro et résidents du quartier donnaient une nouvelle fois rendez-vous aux amateurs de la chine dans le 3ème arrondissement. J’y étais et pour une fois avec un appareil photo pour immortaliser quelques stands et objets croisés sur cette manifestation, la plus grande et remarquable du genre, à Paris intra-muros.

© Lovely Rita

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Dans la rue de Bretagne fin mai, on pouvait trouver de tout et de rien, à boire et à manger, des choses assez exceptionnelles comme d’affreuses vieilleries : du mobilier industriel, des fringues vintage et de luxe, des luminaires, de la mercerie ancienne, de vieux jouets pour enfants… Pour vous décrire le joyeux bordel que cette brocante peut représenter rien de mieux que des photos réalisées sur place et un peu de blabla par ici : Avis aux chineurs, la plus grande brocante de Paris arrive fin janvier.

Sachez que trois jours durant, c’est tout un quartier (autour de la Mairie du 3ème) qui vit à l’heure de la brocante. Les rues sont littéralement investies par les professionnels, les particuliers et leur chargement. C’est le grand déballage, parfois à même le bitume, certains vendeurs, vous le voyez, y mettent plus ou moins d’effort.

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Le gros morceau de la brocante, c’est bien évidemment les stands dédiés au mobilier et à la déco tantôt scandinaves, vintage (sixties/seventies…), industriels ou plus rustiques.

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Le grand intérêt de cet événement, c’est selon moi, la forte concentration de stands de monomaniaques ou dirons-nous spécialisés qui donnent à la brocante des petits airs de musées ou de cabinets de curiosité. Verrerie de pharmacie, entomologie, mercerie d’antan…il y en a pour toutes les lubies.

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Et en vrac

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La dernière brocante de la rue de Bretagne s’est tenue du 27 au 29 mai 2016 et la prochaine édition devrait avoir lieu en novembre prochain.

Les Parisiens chez eux, un livre pour découvrir l’art de vivre dans la capitale

Qui ne s’est jamais demandé à quoi pouvait ressembler la maison de son collègue, son quartier ou la déco de l’appartement de sa voisine ? Curieux, intrigués par le domicile des autres, on est quelques-uns à l’être et ça n’a pas échappé à une journaliste qui a publié en mai 2016 un recueil de textes et de photos dédié aux intérieurs de la capitale. Avec Les Parisiens chez eux, Anne de Chalvron et la photographe Bertille Chéret invitent le lecteur à pénétrer dans quelques-uns de ces appartements et à rencontrer leurs propriétaires. Prêt pour les visites ?

© Lovely Rita

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Comment vit-on dans la capitale ? Y a-t-il un ou plusieurs styles d’appartements parisiens ? La journaliste Anne de Chalvron (Madame Figaro, Elle…) et la photographe Bertille Chéret se sont vues ouvrir les portes de plusieurs domiciles pour dresser un inventaire de « l’art de vivre » à Paris. Le principe de cet ouvrage, pas intégralement consacré à la déco, est plutôt de présenter un appartement et son/ses occupants sous la forme d’un reportage. Des photos des lieux, le récit de la rencontre entre la personne et son chez lui, des anecdotes et les bonnes adresses dans le quartier, chaque chapitre dessine un portrait croisé entre l’habitat et celui qui l’occupe. « Tel maître, tel chien » a-t-on l’habitude d’entendre, « Telle personne, tel appartement » pourrait-on également dire !

Une petite vingtaine d’intérieurs parisiens, triés sur le volet, ont ainsi été retenus. Ici, j’ai fait des petits calculs ou dirons-nous des stat’ niveau CE1 pour analyser la répartition de ces appartements. J’ai ainsi relevé trois adresses dans l’est de la ville (qui est généralement considéré comme l’une des zones populaires de la capitale) et une seule en banlieue sur 19 logements au total, alors pour un ouvrage qui se nomme Les Parisiens chez eux et qui annonce en introduction que « frapper aux portes de ces citadins anonymes permettra de se faire une meilleure idée de la réalité » le compte n’est pas vraiment bon d’un point de vue diversité et équilibre. Ces « citadins anonymes », qui plus est, occupent en grande partie des postes importants : on retrouve des pharmaciens industriels, un PDG, l’ancienne assistante personnelle de Robert de Niro (on le suppose, mais ces personnes doivent bénéficier de rémunérations assez confortables) ainsi qu’un étudiant (youpi !) mais qui vit dans le 60 m² acheté par sa mère avec vue, en gros plan, sur la Tour Eiffel. Enfin, parce que ça aussi, ça ne m’a pas échappé, pas de personnes typées ou de couleur non plus (enfin une seule).

© Lovely Rita

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Voilà des détails qui m’ont un peu fâché, mais qui ne m’ont pas empêché de profiter du recueil, dont les chroniques se lisent plutôt bien. Chaque chapitre est une rencontre avec le couple formé par un Parisien et sa maison/son environnement. Le texte et les photos révèlent une partie de l’intimité et de la vie quotidienne de ces personnes, que ce soit entre leur quatre murs ou à l’extérieur. A leur discrétion, elles dévoilent leurs objets fétiches, la genèse de leur projet immobilier et leurs bonnes adresses dans leur quartier ou dans la capitale.

© Lovely Rita

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Quelques « portraits » m’ont clairement plus tapé dans l’œil que d’autres. Celui d’Eric (p.74) notamment, dont l’appartement situé à Pigalle ne ressemble, a priori, à rien de ce que j’aime par nature. Ce directeur de galerie d’art s’est inspiré de ses voyages au Japon pour agencer son chez lui selon les principes du minimalisme et de la bonne circulation dans les quelques m² qu’il occupe. Le résultat c’est un appartement peu encombré, aux tons neutres mais pas pour autant vide et froid. Voilà qui donne envie de faire le tri dans ses propres affaires pour gagner en espace et clarté !

© Lovely Rita

Il y en a un autre qui me fait rêver mais pour d’autres raisons, c’est le bien d’Arnaud (p. 86) qui vit près de la Gaîté Lyrique avec sa famille. Seulement, Arnaud ne vit pas dans un « modeste » trois ou quatre pièces de plain pied mais dans un appartement sur quatre niveaux et à cheval sur deux bâtiments ! Une configuration atypique, un bien avec moult travaux, qui n’ont pas empêché ce chef d’entreprise et sa femme de se lancer dans la grande aventure de la rénovation. Une déco au charme d’antan pour cet appartement aux airs de maison familiale…et en plein centre de Paris ! Autant de m2 et de volumes dans Paris, ça donne le vertige !

Enfin, j’échangerais bien mon appartement avec celui de Melissa (p. 98), lumineux avec ses trois grandes fenêtres qui donnent sur le salon. Au bord du Canal Saint-Martin, cette Américaine s’est créé un nid douillet sans lightbox, ni meubles scandinaves, ni chaise Eames. Du mobilier relativement simple et intemporel habille l’espace tout comme ses trésors innombrables (cadres, bijoux, coquillages, bibelots…), qu’elle a accroché aux murs ou disposé partout où elle le pouvait (même sur ces radiateurs). Un joli bric-à-brac qui n’est pas pour me déplaire !

 

Les Parisiens chez eux, L’art de vivre à Paris
d’Anne de Chalvron, avec des photographies de Bertille Chéret
Editions La Martinière, mai 2016
Prix : 25 €

Pourquoi je suis accro aux vide-greniers

Vous le savez déjà ou vous ne le savez pas encore, mais je suis complètement dingo de vide-greniers/brocantes. Chaque week-end depuis de nombreuses années, je me fais, en fonction des saisons, 1, 2, voire trois événements ! Mais pourquoi cette obsession pour le vide-grenier ? Oui, pourquoi ?

© Lovely Rita

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Tout d’abord sachez que je ne suis pas fille de brocanteurs et que je ne suis pas tombée dans une marmite de vide-greniers (car une telle chose n’existe pas à vrai dire), mais je consomme de la brocante et du vide-grenier depuis pas mal de temps. Contrairement à la date de son premier concert, on se souvient rarement de celle de sa première brocante, mais pour moi tout aurait commencé en 2007. Aujourd’hui le vide-grenier, c’est un loisir, une passion mais aussi un mode de consommation…. bref, à défaut d’un poème (parce que je ne suis qu’à moitié timbrée), voici une explication rationnelle pour justifier de mon amour démesuré pour le vide-grenier !

Acheter à moindre coût, pardi !

C’est une évidence mais il est bon de le rappeler. En 2007, je venais de partir de chez mes parents pour m’installer dans une coloc. Mes premiers salaires étant ce qu’ils étaient à l’époque et refusant de renoncer à un certain standing (à savoir toujours avoir de « nouvelles fringues »), j’ai trouvé le chemin des vide-greniers (car c’est beaucoup moins cher que les friperies et plus commode qu’ebay ). Top à 2-3 euros, jupe à 5-6 euros… j’ai pu remplir ma penderie mais aussi meubler et décorer mon « chez moi » sans casser ma tirelire de jeune travailleuse. J’ai ainsi considérablement baissé mon budget fringues sans pour autant manquer de vêtements. Ayant emménagé dans un nouvel appartement il y a un an ½, rebelote, je me fournis en vide-grenier et pour quelques kopecks bien souvent. Bilan des courses : je dépense sans me priver, ça me revient moins cher et je peux donc mettre mes sous ailleurs.

pièces monnaie

L’art du shopping écolo : réutiliser plutôt que jeter

Et peu à peu, j’ai eu une prise de conscience : et si en plus de faire du bien à mon porte-monnaie, j’étais également en train de sauver la planète (dans sa juste mesure, le sauvetage, hein) ? Qui n’a pas dans ses placards, une paire de chaussures quasi neuves et trop petites ou un gadget qui n’est jamais sorti du placard ? Clairement sur un vide-grenier, il y a à boire et à manger, parfois des articles usés, mais surtout une quantité incroyable d’objets qui ont encore de belles années devant eux. Alors pourquoi jeter ce plateau à fromages impeccable alors qu’il pourrait trouver un nouveau propriétaire ? On ne s’en rend pas assez compte, mais acheter en vide-grenier (ou d’occas’ en général) c’est en soit un acte écolo. On zappe ainsi l’étape recyclage qui a d’une, un coût et de deux, une efficacité parfois relative (car tous les objets ne sont pas 100% recyclables). On évite aussi de mobiliser de nouvelles ressources pour faire produire un objet qui existe déjà lui !

Non aux produits de piètre qualité et oui au nec plus ultra

Pour plusieurs raisons, depuis un an ½  je ne veux plus refiler mes deniers à la « fast fashion » et je n’achète donc plus de fringues neuves sans être sûre de leur qualité et de leur environnement de production, j’ai donc dit au revoir à beaucoup d’enseignes du prêt-à-porter (de H&M à Claudie Pierlot)… Mais où s’habiller quand on se prive de ces fournisseurs omniprésents ? 1ère solution (et la plus évidente) : se tourner vers des enseignes vertueuses, mais ça implique des dépenses que je ne suis pas tout le temps prête à engager. Mais je fais quoi alors ? Et bien, vide-grenier !

Oui, à chaque achat que je fais sur une broc’ je suis de fait en marge des circuits classiques, hors système, quoi ! En ce qui concerne la qualité intrinsèque des fringues, mon tendre et cher vide-grenier me permet aussi d’acquérir des produits de bonne, voire d’excellente facture et à des prix redoutables : une paire de derbies Weston en état correct à 35 euros (au lieu de 550 en neuf), des bottines Aubercy à 12 euros (au lieu de pioooouf…une fortune), un sac en cuir Pourchet à 30 (contre 250)…
En plus de ces articles haut-de-gamme, j’achète aussi des produits des années 60 à 80, dont je ne connais pas forcément la réputation et la qualité. Mais là, je regarde, palpe le vêtement et je n’oublie pas que fût une époque (certainement pas celle des années 90 et 2000) où le savoir-faire était généralement au rendez-vous (chez les grandes enseignes et petits commerçants). Si un vêtement datant des années 60, déjà porté, est encore en bon état en 2016, dites-vous qu’il a de fortes chances de tenir encore des années !

Pour le mobilier, c’est un peu le même topo : comme je n’ai pas les moyens d’acquérir des meubles robustes en bois massif en boutique et que je ne veux pas non plus de carton-pâte, je m’en remets de plus en plus aux brocantes/vide-greniers où je peux tomber sur des produits à la fois de bonne facture (réalisés il y a un paquet d’années) et à des prix très corrects.

© Lovely Rita

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Ne plus être victime de la mode et se vêtir de bric-à-brac

Quand on se fournit en vide-grenier, on renonce généralement à être habillé comme un mannequin dans une vitrine. Le dernier manteau à la mode, la couleur du moment, vous risquez de ne pas trop les voir sur les stands. Même si les tendances peuvent m’intéresser et influencer raisonnablement la façon dont je me vêtis, les vide-greniers proposent un bric-à-brac de plusieurs styles et époques qui me paraît plus intéressant que l’air du temps uniformisé. Étant, qui plus est, assez branchée par la mode d’avant 1980, je me régale à chaque fois que je me promène entre les étals !

Le vide-grenier est la solution à tous vos problèmes, il fait revenir l’être aimé et propose aussi du vintage à pas cher

Le vintage, c’est tendance et onéreux ? Oui, si vous allez chez le premier venu (l’antiquaire au coin de la rue, aux Puces de St Ouen ou sur un e-shop vintage). Sur les vide-greniers, il n’y a pas de miracle, les prix ne vont pas soudainement tous chuter, mais vous faites souvent de très bonnes affaires sur certains stands… Vous ne me croyez pas ? Une table en formica à 4 euros, un miroir de barbier (triptyque) pour 6 euros, un tabouret de bar industriel bois/métal à 25 euros, une robe sixties à 4, un sac d’hôtesse Air France à 5… Les prix, comparés à ceux d’autres circuits, sont parfois divisés par 2, 3, 6 ou 8 ! Conclusion : me meubler et m’habiller vintage en vide-grenier me coûte beaucoup moins cher que d’acheter du neuf bas de gamme ou de me fournir dans certaines friperies/antiquaires ! La chance me direz-vous ? Non, dégoter la bonne affaire, ça demande surtout du temps, de l’effort pour fouiller sur les étals et un soupçon de négociation.

Le grand air, l’évasion, le vide-grenier est synonyme de voyage et de fête

Parce que tel un chien j’ai besoin de me dégourdir et de prendre l’air, les vide-greniers sont un bon prétexte pour bouger de chez moi et voir du pays ! Ma passion pour les brocantes me pousse parfois à aller à l’opposé de là où j’habite, dans le 15ème arrondissement par exemple (enfin c’est arrivé une, voire deux fois !), mais généralement c’est l’est parisien et ses alentours que j’arpente. Mine de rien, c’est une excellente façon de visiter la ville et tous ses recoins. Sachez aussi que le vide-grenier peut bien souvent être synonyme de fête de quartier. C’est l’occasion de faire des rencontres, de rassembler de l’argent pour l’association organisatrice de l’événement et de s’offrir une merguez frites à la buvette. Un petit air de kermesse, j’vous dis !

Se glisser dans la peau d’un chasseur de trésors

L’œil aiguisé, le shopping bag prêt à recevoir les emplettes, je me promène parfois entre les étals tel un chercheur d’or en quête de pépites. Ces pépites ont pour chacun d’entre nous un aspect différent : un beau sac en cuir, une paire de beaux souliers, du matériel électrique en porcelaine… Le vide-grenier c’est l’endroit de tous les possibles ou presque, on y trouve des objets rares, des pièces détachées, de l’unique, des trésors d’un autre temps. S’il m’arrive d’avoir une wish-list en tête et de tomber pile-poil sur ce que je voulais, ce n’est pas toujours le cas, je rentre parfois bredouille ou avec quelque chose que je n’avais pas anticipé. Le vide-grenier c’est un peu la loterie et il faut être bon perdant ! Une fois que l’on a intégré cette donnée, il reste le plaisir de la quête, l’exploration des cartons des particuliers et le grand kif d’avoir trouvé sa perle rare. L’objet acheté n’en devient alors que plus précieux !

De sa cave à votre chez-vous

Certains ont du mal à acheter des vêtements ou des objets ayant déjà servi, moi, ça ne me pose aucun problème. Au contraire, j’aime beaucoup cette notion de transmission, ce lien entre le particulier et l’acheteur qui se matérialise à travers un objet. Qu’a pu renfermer par le passé ce chiffonnier dans lequel je range aujourd’hui ma papeterie ? A quoi ressemblait la mamie de la jeune fille à qui j’ai acheté cette gabardine ? Ces objets ont du vécu, si seulement ils pouvaient parler…

– Pour ne louper aucun vide-grenier Vide-greniers et Brocabrac
– Pour se marrer : 6 personnages que vous croiserez forcément dans une brocante à Paris
– Pour se marrer (bis) : Comment un simple vide grenier peut vous aider à améliorer votre vie

La Gaîté Lyrique, maison hantée pour l’exposition Extra Fantômes

Les fantômes ne sont pas forcément  là où l’on pense. A partir du 7 avril, ils sont « au musée » avec l’exposition que la Gaîté Lyrique leur consacre. Extra Fantômes aborde la manière dont la figure du spectre traverse notre culture numérique. Installations immersives, dispositifs interactifs, vidéos et objets rythment cette exposition à prendre comme un parcours ludique en partie effrayant.

© Lovely Rita

© Lovely Rita

Vous avez jusqu’au 31 juillet pour vous confronter aux fantômes de la Gaîté Lyrique. Non loin de vouloir nous faire peur au sens premier du terme, Extra Fantômes pose surtout la question de notre regard sur notre société à travers la figure contemporaine du fantôme. Le spectre du IIIème millénaire n’est pas tant un esprit échappé de l’au-delà que notre propre être et une création émanant de notre environnement. Identité virtuelle, profils, données personnelles, dispositifs de surveillance, data, ondes et champs magnétiques, ne vivons-nous pas dans un monde peuplé de spectres d’un nouveau genre ?

Cette exposition se décline en un parcours marqué par quatre univers bien distincts. Les Ténèbres plonge le visiteur dans un espace obscur et hanté par des phénomènes et créatures paranormales.
Et si en chacun de nous sommeillait un fantôme ? Pour le savoir, pénétrez dans la cabine un peu spéciale de Malte Martin, révélateur de spectres. Son dispositif scanne votre visage pour ensuite le projeter dans sa version fantôme. Êtes-vous prêt à accepter votre nouvelle identité ?

Golan Levin, lui, modifie l’apparence de vos mains jusqu’à leur donner une allure complètement monstrueuse. Vos mains que vous pensiez normalement constituées sont ici déformées et métamorphosées.

Dans la Chambre Rouge que l’on dirait échappée de la série Twin Peaks de David Lynch, les esprits se manifestent autrement, par des voies de communications. Mathieu Schmitt a installé là une roue-oui ja qui transmet la parole d’un être invisible désireux de s’exprimer.

La Salle de contrôle, froide et baignée de lumière blanche, nous transporte dans les mondes parallèles nés des nouvelles technologies et des dispositifs de surveillance. Ici, le visiteur est confronté aux « fantômes technologiques » que sont les ondes wifi, les champs magnétiques…

L’exploration s’achève enfin dans un Bunker dont les murs sont tapissés d’alu censé repousser les ondes électromagnétiques. On entre ici sur les terres des résistants, de ceux qui refusent d’être exposés aux ondes et de laisser des traces de leur passage sur des machines de surveillance et de recueillement de données. Toutes les installations de cette salle présentent les démarches à suivre pour devenir soi-même un fantôme à l’ère du tout technologique. Le « cheval de bataille » de Heather Dewey-Hagborg, c’est la surveillance génétique. Comment faire pour ne laisser aucune empreinte physique derrière soi ? Avec son kit Invisible, l’artiste vous montre la voie pour brouiller les pistes grâce à ses sprays magiques qui effacent votre ADN des objets que vous avez touchés. Un projet artistique qui a de quoi nous questionner, d’autant plus qu’il est commercialisé pour la modique somme de 230 $.

Heather Dewey-Hagborg "Invisible" © Lovely Rita

Heather Dewey-Hagborg « Invisible » © Lovely Rita

En vente aussi, les capes d’invisibilité d’Adam Harvey. L’artiste a réalisé avec un tissu technique (contenant des fibres de métal) des tenues capables de nous faire disparaître des caméras dites thermiques. Seul hic, ces vêtements ont des faux-airs de burqas, ce serait apparemment le prix à payer pour ne pas être détecté par les écrans de surveillance !
Tout aussi étonnant et rusé, les conseils coiffure et maquillage du même Harvey pour déjouer cette fois les logiciels de reconnaissance faciale et s’évanouir dans la nature.

crédits photos : Lovely Rita

Extra Fantômes
Du 7/04/2016 au 31/07/2016
A la Gaité Lyrique
3 bis, rue Papin
75003 Paris

Plein tarif : 7,50 €

La Jarry de Vincennes, de la cité industrielle au squat

La Jarry, c’est quoi ? Tout simplement l’un des plus gros squats d’Île-de-France, situé à Vincennes, dans un gigantesque bâtiment industriel datant de 1930. Laissée à l’abandon, la cité a repris des couleurs au milieu des années 2000 depuis que des artistes s’y sont installés. Aujourd’hui menacée de destruction, La Jarry craint pour son avenir. Visite au sein de ce vestige du patrimoine francilien rhabillé par le street art.

Sortez du métro Château de Vincennes, trouvez la rue de Jarry (derrière la mairie), marchez, marchez, marchez jusqu’à tomber nez à nez avec la Jarry. Comment savoir que vous êtes au bon endroit ? Pour la faire simple, des bâtiments comme celui-ci on n’en voit pas tous les jours et dans le quartier, il ne passe pas inaperçu. Bref, quand vous serez face à un bloc de béton au look défraîchi, vous aurez atteint votre destination.

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Bagages, caravelle, laboratoires, biscuiterie ou sterifill peut-on lire sur la façade décatie. Ces quelques marques du passé nous rappellent la fonction première du lieu. La Jarry avant d’avoir été un squat a été un « hôtel industriel ». En 1930, l’architecte vincennois, Laroche, imagine un espace de plus de 45 000 m² conçu pour être à la fois une zone d’activité industrielle et une zone résidentielle. Cette usine-dortoir utopique vit des jours tranquilles en accueillant pendant des décennies des entreprises diverses et variées et leurs employés, jusque dans les années 90, période à partir de laquelle le lieu se vide de ses locataires. Avec personne pour l’occuper, l’entretenir et payer les factures, la Jarry se détériore et se voit frappée d’un arrêté de péril en 2004.

Des squatteurs succèdent alors aux anciens travailleurs pour investir ces milliers de m2 laissés à l’abandon. Artistes, travailleurs indépendants, stylistes, artisans ou personnes en recherche de logement… ils sont 250 à 300 à avoir trouvé refuge dans cette cité qui offre de l’espace, avec un confort toutefois plus que sommaire.

Une fois dans l’enceinte du bâtiment, c’est un vrai labyrinthe : six niveaux, de nombreuses cages d’escalier, de longs couloirs, des voies de circulation, des espaces de stationnement, des coursives extérieures … Les recoins ne manquent pas et les m² « vierges » non plus ! Ainsi en quelques années, ce n’est pas du lierre qui a poussé sur ces murs abandonnés mais des graff, fresques, pochoirs et œuvres en tous genres.

Le lieu, tel qu’il l’est aujourd’hui, ressemble à la fois à une galerie de street art, à un parking désaffecté et à une grosse barre d’immeubles. La Jarry est un site comme on n’en a de moins en moins en Île-de-France, elle est pourtant vouée à disparaître.

Une association, Jarry’ve revient, s’est créée afin de préserver cet ensemble certes vétuste, mais unique et digne d’intérêt pour ce qu’il est devenu. Il y abrite actuellement une communauté mixte qui survit tant bien que mal grâce à l’autogestion. Voilà un bail que le bâtiment est au cœur de multiples procédures, la dernière en date évoque l’expulsion des occupants à la demande des propriétaires des lieux : les Mairies de Vincennes et de Fontenay-sous-Bois. Le premier point qui froisse concerne bien évidemment le relogement des résidents de la cité, le deuxième tout aussi important concerne le projet envisagé par les deux communes. Aux dernières nouvelles, Vincennes et Fontenay-sous-Bois voudraient tout bonnement raser la cité pour y construire un lycée à la place, une aberration pour Jarry’ve revient qui ne s’oppose pas à l’implantation d’un lycée mais bien à la destruction pure et dure du bâtiment.

Lors de ma visite fin février, le lieu était toujours occupé, mais pour encore combien de temps ? Jarry’ve revient et les autorités ne semblent pas avoir trouvé d’accord à ce jour. Pour suivre la vie de l’association et les événements organisés à la Jarry, c’est par ici et pour signer la pétition c’est par là.

crédits photos : M

La Jarry
106 rue de la Jarry
94300 Vincennes

CERAMIX, la revanche d’un art mineur

Oui, la céramique véhicule une image assez ringarde. Est-ce parce que c’est vraiment vieillot ou parce qu’on ne sait pas grand-chose de cette pratique ? Une exposition organisée dans deux lieux donne un coup de pied à l’idée selon laquelle la céramique c’est moche et fait pour les grand-mères ! CERAMIX c’est 250 œuvres d’artistes aussi divers que Pablo Picasso, Auguste Rodin, Jessica Harrison ou Robert Arneson présentées à la Cité de la Céramique (Sèvres) et à la Maison Rouge (Paris) jusqu’en juin.

ceramix

Ce que l’on ne connait pas intrigue, voire fait peur ! La céramique en aurait-elle souffert, elle qui est assez peu médiatisée dans la presse ou dans le milieu de l’art, par rapport à d’autres pratiques ? Disposant du statut d’art mineur, car à cheval entre l’Art avec un grand A et l’artisanat, la céramique a pourtant attisé la curiosité de plusieurs artistes au XXème siècle et pas des moins réputés. Paul Gauguin, Picasso, Rodin ou Raoul Dufy l’ont explorée et aujourd’hui Elsa Sahal ou Johan Creten la placent au cœur de leur démarche artistique.

C’est à force de voir de la céramique exposée par petites touches dans plusieurs lieux à travers le monde que Camille Morineau et Lucia Pesapane, les deux commissaires de CERAMIX, se sont dit qu’il fallait organiser un événement 100% dédié à cet art. De là est né CERAMIX, présenté en premier lieu à Maastricht, pour des questions de timing et à présent en Île-de-France (à la Cité de la Céramique et à la Maison Rouge).

Mettre en avant la création dans la céramique, les artistes et quelques scènes locales, tout comme dépoussiérer l’image que véhicule cette pratique, telles sont les intentions de cette grande exposition qui réunit 250 œuvres des XXè et XXIè siècles d’une centaine d’artistes internationaux. Présentation de pièces parfois bien curieuses et/ou remarquables et opération déringardisation réussie !

A LA CITE DE LA CERAMIQUE

Ici quelques œuvres de la première moitié du XXème siècle (des portraits de Maurice Savin et des céramiques murales de Fernand Léger)

Jeu de matière et de couleur dans le travail de Rosemarie Trockel

Ces deux œuvres relèvent la prouesse technique de s’apparenter au papier

Présentation de quelques travaux de Chieko Katsumata, une artiste japonaise vivant à Paris dont les œuvres évoquent des éléments naturels comme des coraux ou des légumes.


Chez Ljubica Jocic-Knezevic la céramique prend des airs de tableau

Ljubica Jocic Knezevic © Lovely Rita

Ljubica Jocic Knezevic © Lovely Rita

Une petite salle est entièrement consacrée à l’univers enfantin et un brin dérangeant de Klara Kristalova


A LA MAISON ROUGE

C’est sûrement l’une des œuvres de l’exposition qui intrigue le plus. A la fois répugnante et prenante !


Du Picasso

Des œuvres assez délirantes que l’on doit au « Funk art » américain né au début des sixtes en Californie


La céramique de grand-mère revisitée par Jessica Harrison et Shary Boyle

 

CERAMIX
du 09/03 au 12/06/2016
Tarif : à partir de 8 €

à la Cité de la Céramique
2 Place de la Manufacture
92310 Sèvres

 

à la Maison Rouge
10 Boulevard de la Bastille
75012 Paris

On fait quoi cette semaine ? (du 7 au 13 mars 2016)

Célébrer les 25 ans d’un grand nom de la musique française, se faire une sieste culturelle ou mater des classiques du cinéma dans la suite d’un superbe hôtel, on fait quoi cette semaine ?

– EXPO // Ceramix
En deux expositions, l’une à la Cité de la Céramique, l’autre à la Maison Rouge, découvrez la dimension créative de la céramique moderne et les artistes qui l’incarnent : Miró, Picasso, Jessica Harrison, Luigi Ontani, Johan Kreten … Deux cent-cinquante œuvres issues de collections internationales sont exposées dans les deux lieux partenaires. A voir pour tout savoir sur la céramique des XXème et XXIème siècles.

du 09/03 au 12/06/2016
à la Cité de la Céramique (92310, Sèvres) et à la Maison Rouge (75012, Paris)
à partir de 8 €
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– FESTIVAL // F.A.M.E. 2016
Le F.A.M.E., film and music experience, célèbre l’union entre le cinéma et la pop culture. Projection de films en pagaille (raretés, inédits, avant-premières), rencontres avec les réalisateurs, conférences, table-ronde, concerts et plus à la Gaîté Lyrique. Parmi les films à mater : un docu sur le favela funk, The American Dreamer sur l’acteur Dennis Hopper, The Queen sur les concours de beauté de drag queens ou Monsterman qui revient sur la trajectoire post-Eurovision du groupe Lordi et de son leader … A noter que certaines projections sont gratuites.

du 10/03 au 13/03/2016
à la Gaité Lyrique (75003, Paris)
quelques séances sont en entrée libre
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– BROCANTE // Foire de Chatou

La plus grande brocante du pays et ses 700 marchands vous attendent sur l’Ile des Impressionnistes. Visitez les stands de vendeurs venus de toute la France pour tenter de dénicher la pièce introuvable. Que vous soyez plutôt branché par le style industriel, rustique ou scandinave, vous ne serez pas déçu par cet immense et riche marché. Cette 92ème édition est placée, qui plus est, sous le signe du printemps et de la verdure, avec la thématique Dedans/Dehors.

du 11 au 20/03/2016
sur l’Ile des Impressionnistes (Chatou, 78400)
6 €
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PHOTO // Serge Gainsbourg
Disparu il y a tout juste 25 ans, Gainsbourg est à l’honneur d’une exposition. La Galerie de l’Instant présente des photographies de Tony Frank qui l’a suivi à partir des années 60 et jusque la fin de sa vie. Le photographe aurait des centaines de clichés du chanteur, vous n’en verrez ici qu’une belle sélection effectuée par Frank et la galerie, le nec plus ultra disons !

du 11/03 au 31/05/2016
à la Galerie de l’Instant (75003, Paris)
entrée libre
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VINTAGE // Salon du Vintage
Comment les créateurs des années 60’/70’s voyaient le futur ? Telle est la question posée ce week-end au Salon du Vintage qui souhaite mettre l’accent sur la dimension visionnaire et utopiste du travail des designers de l’époque. Une exposition « Space age » présente les œuvres de Pierre Paulin, Paco Rabanne, Pierre Cardin ou d’André Courrèges, mais le salon c’est aussi 150 stands marchands où chiner de belles pièces vintage (fringues, déco, accessoires, meubles, vinyles…)

du 12 au 13/03/2016
au Carreau du Temple (75003, Paris)
6 €
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– BRUNCH // Brunch Vinyles #6
Un brunch c’est bien, mais un brunch musical c’est encore mieux ! Ce dimanche tout en savourant ses viennoiseries et ses œufs brouillés, on en profite pour découvrir un disquaire indépendant, son univers et ses coups de cœur. Pour leur 6ème session, Les Disquaires de Paris, initiateurs du Brunch Vinyles, ont invité Balades Sonores. Sur place, vous pourrez donc manger, écouter de la bonne zik, rencontrer l’équipe de BS et acheter quelques galettes.

Le dimanche 13/03/2016
au Bar à Bulles de la Machine du Moulin Rouge (75018, Paris)
entrée libre
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– SHOPPING // La Friperie Solidaire
Retrouvez au Point Ephémère une sélection sur-mesure d’articles en provenance des trois boutiques parisiennes Emmaüs La Friperie Solidaire. Vêtements (homme, femme et enfants), accessoires (sac, cravates, chapeaux…), vinyles et livres à prix tout doux cherchent nouveaux propriétaires.

Le dimanche 13/03/2016
au Point Ephémère (75010, Paris)
entrée libre
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PROJECTION // Les films du dimanche soir
Jusqu’au 26 mars, l’Hôtel Particulier organise son Mois Particulier. Au programme des festivités : apéro, dj set et projections de classiques du cinéma. Chaque dimanche à partir de 16h30, le superbe hôtel de Montmartre vous invite à mater des films dans l’une de ses suites. Le 13, c’est Full Metal JacketM Le Maudit et Orange Mécanique qui seront diffusés. Attention, il n’y a qu’une vingtaine de places !

Le dimanche 13/03/2016
à l’Hôtel Particulier (75018, Paris)
entrée libre (conso obligatoire)
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SIESTE CULTURELLE // Goûter d’écoute ARTE Radio
Troquons la glande dominicale sur le canapé par une sieste culturelle suivie d’un goûter à la Maison de la Poésie. Chaque mois, Arte Radio convie le public à découvrir, au sein d’un programme, une sélection de documentaires et créations sonores à écouter paisiblement affalé dans un fauteuil ou même allongé. Au menu : des court-métrages audio, de 2 à 30 minutes, tantôt drôles, poétiques, politiques…

Le dimanche 13/03/2016
à la Maison de la Poésie (75003, Paris)
5 €
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On fait quoi cette semaine ? (du 29 février au 6 mars 2016)

S’offrir un tatouage, meubler son appartement pour pas cher, s’initier à l’effeuillage burlesque ou découvrir l’histoire de la street dance, les options sont nombreuses. On fait quoi cette semaine ?

– CONCERTS // Savages
Partout où elles passent, elles mettent le feu. Retrouvez les quatre filles du groupe Savages, projet de Jenny Beth (ex-John & Jehn) à la Cigale et apprêtez-vous à recevoir une déflagration post-punk en pleine poire !

Le mardi 01/03/2016
A la Cigale (75018, Paris)
payant
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– FOOD // FastandFood Week
Amateur de burgers, hot-dogs ou d’autres mets labellisés street food, sachez que le site FastandFood organise une semaine consacrée au meilleur de la cuisine de rue. Venez fêter les 10 ans du média dans un pop-up store aux airs de temple de la street food où vous pourrez savourer, entre autre, les créations de Rachel’s, Clasico Argentino, B&M…

Du 2 au 09/03/2016
75003, Paris
entrée libre
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FastandFood Week

– TATTOO // Le Mondial du Tatouage
Incontournable pour les amateurs d’encre sur peau, le Mondial du Tatouage fait son retour à la Grande Halle de la Villette. Sur place vous pourrez bien évidemment vous faire tatouer par des artistes venus du monde entier, vous faire conseiller, rencontrer les stars de la planète tattoo et profiter d’une pelleté d’animations : expo, dj set, séminaire, concerts…

Du 4 au 06/03/2016
à la Grande Halle de la Villette (75019, Paris)
à partir de 30 €
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– CULTURE HIP-HOP // Street dance, une brève histoire de la danse hip-hop
La Manufacture 111 se penche avec ce cycle sur le cas de la danse hip-hop. Le cœur de l’événement est une exposition de photographies (de Martha Cooper, Nika Kramer, Little Shao…), de flyers, affiches et vidéos qui retracent l’histoire du mouvement. Ajoutez à cela : débats, battles, projections, block parties, happenings…

Du 04/03 au 08/05/2016
à la Manufacture 111 (75020, Paris)
8 €
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– SHOW // La semaine du burlesque
L’art de l’effeuillage a le vent en poupe depuis quelques années en France et a même droit à sa semaine dédiée ! Découvrez cette pratique artistique très riche qui peut mêler strip-tease, tatto art, danse, esthétique rétro ou théâtre grâce à celles et ceux qui la font vivre. A l’affiche : spectacles (Miss Glitter Painkiller, Wunderkabarett…), cours d’initiation par la Tassel Tease Company, atelier danse d’éventails, apéro burlesque à la Maison Pigalle…

Du 05/03 au 12/03/2016
dans Paris
payant
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– FESTIVAL // Festival Les Aliennes
Cet événement festif et pluridisciplinaire s’est donné pour mission de mettre en avant la créativité des femmes dans tous les domaines. Au programme de cette journée ouverte à tous et toutes : atelier bricolage, yoga, self defense, concerts, spectacles des Improvocantes, remise du prix de la phrase la plus macho de l’année par les Chiennes de Garde, brunch, maquillage pour les enfants, village associatif et stands, expo…

Du 05 au 06/03/2016
à la Flèche d’Or (75020, Paris)
entrée libre
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– ART UNDERGROUND // Hey Modern Art & Pop Culture III
Vous voulez voir quelque chose qui sort de l’ordinaire ? Foncez à la Halle Saint-Pierre qui accueille le 3ème volet d’une exposition organisée par la revue Hey Modern Art & Pop Culture, spécialiste des pratiques artistiques alternatives et hors pistes. Présentation d’œuvres intrigantes, dérangeantes et décalées produites par des artistes de tous bords (tatto art, dessin, peinture, low brow art, céramique, installation…). Absolument passionnant ! Attention : dernier jours !

Du 18/09/2015 au 13/03/2016
à la Halle Saint-Pierre (75018, Paris)
8,50 €
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– URBANISME // Réinventer Paris
A quoi va ressembler le Paris de demain ? Pour avoir des éléments de réponse, le Pavillon de l’Arsenal expose les dossiers sélectionnés dans le cadre de Réinventer Paris, grand appel à projet urbain innovant lancé par la Ville de Paris. Les 74 finalistes retenus et 358 projets soumis, présentés dans cette expo, redessinent le paysage de la capitale et son environnement. Découvrez dès maintenant ce que les urbanistes, architectes, agriculteurs, paysagistes, habitants et artistes ont imaginé pour notre ville de demain !

du 04/02 au 08/05/2016
au Pavillon de l’Arsenal (75004, Paris)
en entrée libre
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CHINER // Grande vente solidaire Emmaüs Coup de main
Plusieurs fois par an, Emmaüs fait le vide avec ses ventes Coup de main, la prochaine a lieu ce samedi. Rendez-vous à la Recyclerie de la Porte de Montreuil pour meubler et décorer à moindre frais votre intérieur tout en faisant une bonne action. Il y aura de tout : des meubles, de la vaisselle, des bibelots, des vêtements…

Le samedi 05/03/2016
à la Recyclerie de Paris 20ème (75020, Paris)
entrée libre
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ESCAPE GAME // Qui a volé les bijoux de Mamie ?
Dans le cadre du mois du Royaume-Uni, organisé à la REcyclerie, Collock a concocté un un escape game sur-mesure pour le lieu.  Les bijoux de la Reine ont mystérieusement disparu et cette dernière a besoin de vous pour mettre la main dessus ! Enfermé dans une pièce avec votre équipe, vous aurez une heure pour résoudre une série d’énigmes afin de trouver le coupable, rendre les bijoux et espérer sortir de la salle ! Faites tourner vos méninges !

Le samedi 05/03/2016
à la REcyclerie (75018, Paris)
payant
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CUSTOM CULTURE //  Custom, Vintage & Concert
Du rétro en veux-tu en voilà. Le Marché de Croix de Chavaux fait un bond dans le passé ce week-end avec une « brocante » organisée par Fifties Sound, spécialisé dans l’événementiel vintage et rock’n’roll. Sous la halle, exposition de motos et voitures de collection américaines, des stands où trouver de quoi se saper comme Fonzie ou relooker son appart comme dans les 50’s et 60’s. Dj sets et concerts (payants) le soir au bar Le Chinois.

du 05/03 au 06/03/2016
au Marché de Croix de Chavaux (93100 , Montreuil)
entrée libre (concerts payants)
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BRUNCH //  Le Feel Good Brunch
Bruncher dans une chapelle, ça en jette, non ? Les Camionneuses vous donnent RDV chaque dimanche pour un Feel Good Brunch à l’Archipel, une ancienne chapelle occupée et animée par l’association Aurore. A chaque mois une thématique culinaire et un partenaire. En mars, c’est un vent californien qui soufflera sous la nef. Au menu : une formule entrée + plat + dessert préparée par Chicken Bacon Lettuce.

Le dimanche 06/03/2016
à l’Archipel (75008, Paris)
18 € + 2 € (de participation solidaire)
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brunch archipel

ART//  Le Centre Pompidou est à vous !
Le Centre Pompidou organise une journée de portes ouvertes. Entrée libre pour visiter les divers espaces du lieu : collections du musée, l’Atelier des enfants, le Forum… Cette journée est placée sous le signe de la découverte avec des animations à tous les étages : rencontres avec des artistes, visites insolites et inédites des collections
et du bâtiment.

Le dimanche 06/03/2016
au Centre Pompidou (75004, Paris)
entrée libre
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