Les trouvailles de Riri la Brocante #6 : les achats hétéroclites

Gros flashback sur le mois de septembre 2016 avec un vide-grenier organisé sur le terre-plein du Boulevard Richard Lenoir dans le 11ème, qui fut riche en achats en tous genres.

dsc07969

A force de fréquenter les vide-greniers parisiens, on en arrive à croiser les mêmes vendeurs (c’est là que tu prends conscience que ça y est, tu es une geek du vide-grenier et que tu es peut-être aussi fêlée que les numismates). Ce jour-là, je suis tombée sur un stand qui me fait souvent bien baver quand je passe devant. Il est tenu par une femme équipée d’un joli van vert pâle et qui vend principalement des cactus et des plantes grasses. Jusqu’à présent je ne lui avais jamais rien acheté, mais j’avais cette fois une occasion (un cadeau à faire) et après avoir tourné autour de son stand, mon copain et moi avons choisi ce petit cactus dans son pot en ardoise.

dsc07996

Autre achat végétal chez un autre habitué : cette plante peu commune appelée « tillandsia cyanea ». Comme vous pouvez le voir, elle se caractérise par son inflorescence en forme de raquette (ça, je l’ai lu sur wikipédia) de laquelle fleurissent de temps à autre des fleurs violettes. Si l’on trouve généralement beaucoup de tillandsias aériens appelés « filles de l’air », celui-là est bien planté dans de la terre et à ce jour il est encore en vie !

Ce samedi-là, j’ai aussi eu la chance de pouvoir rayer de ma wish-list un objet recherché depuis plusieurs mois. Afin d’accompagner un tabouret de bar en bois et métal acheté il y a une bonne année, je m’étais mise en tête de lui trouver un compère plus ou moins semblable. Mais quelle galère !

Souci numéro 1 : on trouve de nos jours plein de tabourets au look « indus », mais attention certains ne sont pas du tout authentiques/originaux et peuvent en plus être réalisés avec des matériaux peu robustes.

Souci numéro 2 : les vrais tabourets qui auraient pu faire l’affaire (si j’étais prête à dépenser plus de 80 euros tout de même) n’étaient souvent pas à la bonne taille et atteignaient difficilement les 70 cm de hauteur ce qui était trop juste pour moi. Après des mois de quête (y compris sur le web), j’ai finalement trouvé un tabouret de bar bis, très simple dans son design (c’est aussi ça que je cherchais), d’époque, solide et à petit prix. Comme quoi, la patience ça peut payer !

dsc07976

Quelques mètres plus loin, j’ai trouvé une pièce qui a rejoint ma collection de miroirs fêlés. Un miroir ciselé aux bords biseautés (le petit éclat, lui, se trouve sur un des bords). De quand date-t-il ? Aucune idée à vrai dire (mon expertise en la matière est très limitée), le miroir pourrait très bien être des années 40, 50 ou même plus récent.

dsc07985

Qui dit rentrée (oui, rappelez-vous le VG date du mois de septembre), dit parfois nouveau manteau. Le mien, vous ne le louperez pas dans le métro ou au milieu de la grisaille parisienne puisqu’il est jaune vif. Il s’agit d’un manteau de mi-saison style sixties. Etat vraiment impeccable, composition à 90 % laine, seul hic, il me paraissait un poil trop grand pour moi. Par expérience, je sais qu’il faut toujours essayer un vêtement et laisser sa chance au produit, car il y a bien souvent une différence entre le voir sur un cintre et sur soi ! J’enfile donc le manteau, il n’est finalement pas si grand que ça, banco, je le prends et je dis adieu par la même occasion à toute discrétion vestimentaire !

Une fois chez moi, je mène l’enquête à partir de l’étiquette de la marque, j’obtiens de biens maigres résultats. Je ne trouve aucun renseignement sur cette entreprise du nom d’Ela Modell. Sur une autre étiquette, je peux lire « oberstoff » et « futter », de l’allemand donc. Au mieux lors mes recherches je tombe sur quelques annonces publiées sur Ebay Allemagne de fringues de cette même marque, mais qui fleurent bon les coupes eighties et je ne trouve là rien qui puisse dater des années 60. Conclusions de l’investigation : l’origine teutonne du vêtement se confirme et la piste sixties, elle, s’évanouit.

Si jamais vous cherchez à déterminer si une pièce est vintage ou pas il y a plusieurs indices, parmi lesquels l’étiquette qui indique la taille. Je porte généralement du 36 ou du 38, mais mes fringues vintage sont bien souvent étiquetées en taille 42. Non, le vintage ne me fait pas prendre du poids, c’est juste que les tailles ont changé à un moment donné. C’est a priori dans les années 80 que les industriels de la mode sont passés à un nouveau système avec des tailles « plus petites » et donc soit disant plus flatteuses pour les consommatrices ! En résumé, si vous tombez sur des étiquettes aux tailles qui ne correspondent pas à votre gabarit, vous êtes peut-être en présence de vintage ! Si le sujet vous intéresse, jetez un oeil à l’article 8 trucs pour dater une robe vintage.

Et dernier achat, cette jupe Rodier que je pense être en laine, « mémèrisante » à première vue mais qui bien associée donne un look sobre et classique.

dsc07999

 

Vide-grenier du 10/09/2016 sur le Boulevard Richard Lenoir (75011, Paris)

Publicités

2 réflexions sur “Les trouvailles de Riri la Brocante #6 : les achats hétéroclites

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s